Moussa Kalapo, photographe

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Pourriez-vous vous présenter ?

Je suis né le 15 avril 1983 à Bamako au Mali. J’ai cependant passé une bonne partie de mon enfance à Pointe-Noire au Congo Brazzaville où j’ai fait une partie de mes études. Après des études de comptabilité et d’informatique à l’institut de formation professionnelle de Sikasso et de Bamako, je me suis inscris en 2010 au Centre de Formation en photographie (CFP) de Bamako. Après un cycle de deux ans de formation, j’ai débuté cette très belle aventure de photographe qui me conduit un peu partout en Afrique.

Qu’est ce qui a déclenché cet envie de faire ce métier?

C’est une passion depuis mon jeune âge et je pense être un artiste dans l’âme. Après l’obtention de mon diplôme, je me suis lancé dans les multimédias avec des associations et des collectifs au sein desquels je réalisais des vidéos avec des amis, mais j’ai toujours aimé faire de la photo. J’ai donc passé un concours d’entrée dans une école de photographie.

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En tant qu’artiste, comment vous définiriez-vous?

Aujourd’hui je me définis comme un jeune photographe émergent qui évolue avec le temps. Mon travail me permet de dénoncer des pratiques sociales que je trouve révoltante et malheureusement d’actualité comme ma série de photographies « esclavage moderne ». J’ai voulu dénoncer ces pratiques en faisant un reportage sur des enfants exploités. Les enfants que j’ai suivi travaillent parce qu’ils sont obligés de le faire. Ils sont submergés par la tristesse d’avoir abandonné l’école.

Quels sont les artistes que vous admirez?

J’admire les photographes Malick Sidibé, Santu Mofekeng, Seydou Keita et Peter Hugo. J’ai beaucoup été inspiré par les travaux de Malick Sidibe et Peter Hugo.

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Que reflètent vos oeuvres?

Mes travaux sont surtout sur la mémoire : je les présente comme des archives pour des futures générations.

Mon inspiration vient de mon quotidien, ce que je vis et je vois.

J’essaie de me surpasser d’une série à l’autre mais de nature patient, je prends le temps d’apprendre, de pratiquer, et de me documenter.

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Quelle est l’oeuvre phare de vos créations?

La série Métaphore du temps est très importante à mes yeux.

J’ai travaillé sur une métaphore entre le présent et le passé en m’intéressant à la photographie familiale. Je me suis rendu chez des parents, des amis et voisins et je leur ai demandé de sortir des photos de leurs archives.

Dans ma série, le passé et le présent se côtoient à travers des mises en scènes simples. Un enfant, un adolescent pose dans son environnent personnel, son univers présent avec entre les mains une photo de ses aïeux, généralement en noir et blanc.

Le spectateur est ainsi plongé dans une mise en abîme : il assiste à une scène contemporaine évoquant le passé, le souvenir. Ce sont sur les mains que le temps se dessine et laisse sa trace. Elles font le lien entre le passé et le présent. Les couleurs du présent font écho passé en noir et blanc.

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Promotion de l’Art Africain

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